Plus les jours passent et plus les révélations se succèdent les unes aux autres quant à l’étendue de la corruption dans le domaine de la construction, plus le cœur nous lève. Dans notre beau Québec sans projet collectif les intérêts individuels et les intérêts corporatifs des groupes prennent le dessus sur le bien commun. Puisque de moins en moins de choses nous relient tous ensemble sauf le Canadien de Montréal, Occupation double et la grippe H1N1, pourquoi ne pas profiter du système au maximum se disent un grand nombre d’entre nous.
Si on prend l’exemple de l’industrie de la construction, du travailleur au noir au travailleur syndiqué, des entrepreneurs aux firmes conseil, des fonctionnaires aux politiciens et à la mafia, chaque individu, groupe ou entreprise ferme les yeux et se remplit au maximum les poches. Tant pis pour le bien commun, tant pis pour la dilapidation de l’argent des contribuables; au diable la morale. Comme le disait Sylvain Lelièvre dans l’une de ses chansons, sauve qui peut et chacun pour soi.
Lorsque l’on arrive au point où les policiers disent ne pas pouvoir s’attaquer au système de corruption en place et réclament à leur tour la tenue d’une commission d’enquête publique, on est rendu loin. Comme le disait récemment la chroniqueuse Josée Legault, voilà ce que cela donne lorsque l’on remet la gestion des contrats publics entre les mains du privé à travers une série de mesures de dérèglementation en faveur du privé au cours des dernières décennies.
Et la démocratie à travers tout ça. Il semble que bien des citoyens s’en désintéressent comme nous l’avons vu aux dernières élections municipales à Montréal. Lorsque les citoyens se désintéressent eux-mêmes du bien commun cela laisse toute la place aux intérêts individuels et aux bandits. Une société peut difficilement tenir longtemps dans ces conditions. La gangrène du
sous-développement la menace. Voulons-nous faire du Québec une république de bananes ou un état démocratique, moderne et porteur d’avenir pour ses enfants ? Optons-nous consciemment pour le cynisme et l’impuissance ? Allons-nous plutôt courageusement nous lever pour faire un grand ménage, et pourquoi ne pas commencer par faire signer une pétition demandant une enquête publique sur l’industrie de la construction, ce qui serait déjà un début. A chacun de nous de répondre en se regardant dans le miroir.
mercredi 2 décembre 2009
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