mercredi 7 avril 2010
Favoriser la santé ou soigner la maladie, un choix de société
Il est malheureux dans le débat actuel de ne pas entendre la voix des personnes fort nombreuses qui oeuvrent dans le domaine de la santé globale et alternative, domaine qui était déjà le choix d’environ la moitié de la population il y a une dizaine d’années. Avoir une pensée globale sur la santé d’un individu ou d’une population c’est considérer la santé comme un signe d’équilibre de l’organisme humain et la maladie comme le rappel d’un équilibre à rétablir. Nous savons que pour maintenir cet équilibre et éviter la maladie il nous faut adopter de bonnes habitudes de vie ( sommeil, alimentation, exercice physique, éviter le surmenage, limiter les facteurs de stress, avoir des relations significatives, avoir un revenu décent etc. ), bref se donner une meilleure qualité de vie. Nous en faisons tous quotidiennement l’expérience dans notre vie et cette vision pourrait être généralisée à l’ensemble de la population avec la volonté politique nécessaire. Une responsabilisation et une prise de pouvoir plus grande de chacun sur sa santé et des actions collectives qui iraient dans le même sens déchargeraient d’autant le personnel médical.
Si une approche globale en santé et la prévention devenaient l’approche principale plutôt que de mettre l’accent sur la maladie et son traitement et que les sommes nécessaires soient injectées à court terme pour faire ce virage nous verrions l’état de santé de la population s’améliorer très rapidement et les coûts de santé diminuer substantiellement. Les ressources médicales seraient alors réservées aux patients moins nombreux qui en auraient besoin. Il est certain qu’un tel virage se heurterait à des intérêts très puissants comme ceux des bureaucrates de la santé, des médecins, des compagnies d’assurance, des constructeurs de CHUM et des vendeurs de pilules et autres substances légales ou non. Le principal obstacle à un tel virage est pourtant pour le moment notre inconscience et notre façon traditionnelle de penser qui nous enveloppe dans une fausse sécurité. Changer notre façon de penser entraînerait un changement dans notre façon de vivre individuelle et en société mais nous ne semblons pas encore prêts. Et pourtant le jeu en vaudrait la chandelle à voir notre santé se détériorer à la vitesse grand V.
mercredi 31 mars 2010
A droite, en avant toutes…
Bay Street qui l’ont envoyé en mission au Québec il y a plusieurs années pour remettre les Québécois à leur place. Après avoir écarté pour le moment la menace séparatiste et laissé en héritage son récent budget il mérite maintenant amplement le 75,000$ que ces gens d’affaires lui versent notamment via le Parti libéral du Québec et autres avantages comme un futur poste à l’étranger par exemple. Il n’a plus rien à perdre maintenant puisqu’il n’a plus de chances d’être réélu pour un prochain mandat et les mêmes éminences grises faiseurs de premier-ministres dont Paul Desmarais auront le temps de lui trouver d’ici là un ‘’ digne ‘’ successeur à moins que Pauline Marois dont le conjoint patauge avec d’éminents fédéralistes dans le milieu des affaires aie été déjà choisie pour terminer le travail. Et que dire de Raymond Bachand également un ex du Fonds de solidarité et de la FTQ et ex souverainiste comme fossoyeur du modèle québécois. Mon Dieu que tout ce beau monde va bien ensemble finalement pour couler, flouer sinon voler la société québécoise et faire de nous des tout nus en plus d’être de plus en plus colonisés. Ne manque plus que Tony d’Accurso les invite sur son yacht pour célébrer leurs exploits. Souhaitons que le bateau coule au cours de la croisière.
Les propos tenus par Claude Montmarquette professeur d’économie à L’Université de Montréal et l’un des conseillers lucides du gouvernement Charest m’ont abasourdi.Tellement heureux et triomphant d’avoir été entendu et sans retenue il a affirmé à la radio qu’une personne âgée n’avait pas à se préoccuper d’un jeune étudiant dont les frais de scolarité vont augmenter, et à l’inverse ce dernier n’a pas à se préoccuper du sort d’une personne âgée qui sera obligée de payer une cotisation santé et ses visites chez le médecin. Il en a aussi rajouté en disant qu’un tel budget ferait en sorte que les Québécois travailleraient plus et plus longtemps. Bravo pour sa franchise, plus besoin de mettre des gants blancs. De tels propos n’auraient jamais été possibles il y a quelques années au Québec, signe que le vent de droite souffle très fort après des années de propagande et d’un discours de droit amplifié par les médias. Au moins le chat sort du sac et on peut parler des vraies affaires et décider si on réagit ou non. Si les gens de gauche et progressistes n’ont malheureusement pas réussi à articuler un discours global et cohérent et à le porter avec succès sur la place publique jusqu’ici au cours de la dernière crise économique mondiale, au Québec il devient plus qu’urgent de le faire au plus tôt et c’est une occasion à ne pas rater.
L’approche réussie pour le moment de la droite est d’avoir isolé chaque individu, chaque groupe et chaque pays pour qu’il perçoive l’autre comme une menace à sa sécurité sinon à sa survie. Par politesse on appelle ça la concurrence et on dit communément qu’il faut l’éliminer. En politique on appelle ça le clientélisme de jouer les gens les uns contre les autres; à nous de ne pas tomber dans le piège. Diviser pour mieux régner et cela est plus vrai que jamais suite au budget Bachand.
Il nous faut maintenant aller encore plus loin, s’ouvrir les yeux et réaliser que les Charest, Bachand, Bouchard, Facal, Marois, Blanchet, Bouchard, Harper, Ignatieff, Péladeau, Desmarais etc. de ce monde ne font qu’un. La même recette servie à la sauce conservatrice, libérale ou péquiste, ici ou ailleurs dans le monde. En plus un encouragement au travail ou noir, à la magouille et à la criminalité qui ne font qu’un dans l’économie globalisée, et surtout le moins d’enquêtes possibles et bien contrôler le message des médias. Monsieur Desmarais et sans semblables se rencontrent régulièrement dans des hôtels à Davos ou ailleurs dans le monde, hôtels bien trop chers pour nous et autour d’un bon repas bien arrosé décident qui ils vont mettre en place à la tête des états pour accomplir leurs sombres desseins dans leur seul intérêt. Sarkozy à Paris, Harper à Ottawa, Charest à Québec. Ils en échappent un de temps en temps; Obama peut-être. Vous en doutez. Alors comment expliquer que si vous prenez le budget Bachand, le plan d’austérité grec ou un autre ailleurs dans notre monde capitaliste néolibéral et mondialisé on y lit la même chose. Du copier coller quoi. Simple coïncidence ?
Et puis si la résistance devient trop virulente il y a toujours la police et l’armée comme on l’a connu en Octobre 1970, et si nécessaire on pourra toujours appliquer le modèle chinois que plus personne ne dénonce chez les grands de ce monde, soit la dictature politique et le libéralisme économique.
mercredi 2 décembre 2009
Le Québec, une république de bananes?
Si on prend l’exemple de l’industrie de la construction, du travailleur au noir au travailleur syndiqué, des entrepreneurs aux firmes conseil, des fonctionnaires aux politiciens et à la mafia, chaque individu, groupe ou entreprise ferme les yeux et se remplit au maximum les poches. Tant pis pour le bien commun, tant pis pour la dilapidation de l’argent des contribuables; au diable la morale. Comme le disait Sylvain Lelièvre dans l’une de ses chansons, sauve qui peut et chacun pour soi.
Lorsque l’on arrive au point où les policiers disent ne pas pouvoir s’attaquer au système de corruption en place et réclament à leur tour la tenue d’une commission d’enquête publique, on est rendu loin. Comme le disait récemment la chroniqueuse Josée Legault, voilà ce que cela donne lorsque l’on remet la gestion des contrats publics entre les mains du privé à travers une série de mesures de dérèglementation en faveur du privé au cours des dernières décennies.
Et la démocratie à travers tout ça. Il semble que bien des citoyens s’en désintéressent comme nous l’avons vu aux dernières élections municipales à Montréal. Lorsque les citoyens se désintéressent eux-mêmes du bien commun cela laisse toute la place aux intérêts individuels et aux bandits. Une société peut difficilement tenir longtemps dans ces conditions. La gangrène du
sous-développement la menace. Voulons-nous faire du Québec une république de bananes ou un état démocratique, moderne et porteur d’avenir pour ses enfants ? Optons-nous consciemment pour le cynisme et l’impuissance ? Allons-nous plutôt courageusement nous lever pour faire un grand ménage, et pourquoi ne pas commencer par faire signer une pétition demandant une enquête publique sur l’industrie de la construction, ce qui serait déjà un début. A chacun de nous de répondre en se regardant dans le miroir.
mercredi 25 novembre 2009
Montréal: l'arrondissement Ville-Marie est en tutelle de la part de la ville centrale
vendredi 30 octobre 2009
Quand les écologistes se mettent au service des milieux d’affaires
Au moment où la croissance économique à tout prix épuise les ressources de la planète et menace sa survie et celle de ceux et celles qui l’habitent, comment des organisations environnementales respectables peuvent-elles défendre un tel point de vue ? Depuis quand la survie de la planète et de ses habitants est-elle avant tout une question économique ? En tentant de cette façon de convaincre le milieu des affaires de soutenir les objectifs environnementaux de la communauté internationale à l’aube de la conférence de Copenhague ces organisations écologiques errent totalement et deviennent elles-mêmes complices de la dégradation de notre qualité de vie.
Il est temps que nous prenions partie entre le développement économique et la survie de la planète. Même en réduisant notre consommation d’énergie et en utilisant des énergies moins polluantes sinon renouvelables, si nous continuons à mettre de l’avant le développement économique avant tout cela nous mène directement dans le mur sans espoir de retour en arrière. Il nous faut donc une fois pour toute sortir de cette logique de développement pour la remplacer par un objectif de préservation de la qualité de vie sur terre, seule approche garante d’un avenir meilleur et d’une possible guérison de la planète. A ceux et celles qui seraient tentés de penser que de mettre en priorité l’écologie plutôt que l’économie et le développement entraînerait un écroulement économique et la misère essayons un instant de sortir de notre façon habituelle de penser pour réfléchir autrement.
Au Québec et dans les sociétés les plus développées du monde le concept de développement n’a plus aucun sens. Nous avons tout ce dont nous avons besoin pour vivre et il n’y a que les gens les plus défavorisés de la société qui ont besoin d’améliorer leur sort. Pour les autres nous avons amplement ce qu’il nous faut pour vivre et bien vivre et une grande partie de l’activité économique sert à produire des biens et services dont nous n’avons pas vraiment besoin et sont souvent superflus et inutiles. Reste à maintenir en état ce que nous possédons individuellement et collectivement et de le remplacer au besoin. Nous sommes donc parvenus dans nos sociétés à une étape finale de développement et à la nécessité d’entamer une décroissance pour améliorer notre qualité de vie et sauver la planète. Une approche de simplicité volontaire basée sur la satisfaction des besoins essentiels contribuerait alors à améliorer la qualité de vie et notamment à diminuer le temps de travail puisque nous aurions à produire moins.
Si l’on peut encore parler de développement nous devons penser aux autres êtres humains sur terre qui manquent de l’essentiel pour vivre dont de l’eau potable et de la nourriture en premier lieu. Ensuite ils ont besoin de maisons pour se loger, d’électricité pour s’éclairer, de routes, de moyens de communication, d’écoles, d’hôpitaux etc. L’économie mondiale devrait donc être réorientée à partir de maintenant de façon à satisfaire les besoins de base de ces habitants ailleurs dans le monde et dont la population augmente plus vite que la nôtre
Nous avons été capables de mettre sur pied une économie virtuelle surtout au bénéfice de quelques uns sans rapport avec l’économie réelle et une économie basée sur le crédit, donc sur de l’argent qui n’existe pas et nous mènera bientôt à notre perte car nous n’avons rien compris de la crise récente. Pourquoi ne serions-nous alors en mesure de mettre sur pied une nouvelle économie axée sur nos besoins réels et en grande partie axée sur les besoins des habitants moins favorisés de la planète qui n’on pas choisi de naître dans la pauvreté extrême. Nous pourrions assurer notre propre survie économique et nos emplois en mettant nos connaissances et nos ressources au service de ces gens.
Ce redéploiement de l’économie mondiale vers les plus démunis de la terre nécessite évidemment un changement de valeurs. Cela nécessite de ne plus valoriser des valeurs dominantes comme la compétition, la concurrence, la performance et l’individualisme mais bien la compassion, solidarité, le partage et la qualité de vie.
Il n’est plus temps de chercher un meilleur équilibre entre l’économie et l’environnement mais de changer notre façon de penser et de vivre et de préserver la vie sur terre tout en sauvant notre peau et de vivre mieux, plus solidaires et plus heureux. Il est temps de se faire confiance comme êtres humains et de croire de nouveau que nous pouvons changer le monde tous ensemble.
Yves Chartrand
Montréal
mardi 20 octobre 2009
Matérialisme, goût du pouvoir et malhonnêteté
Les scandales et la corruption dont nous prenons connaissance tous les jours au Québec et ailleurs en Occident nous ramènent les pieds sur terre et nous font bien comprendre que la corruption n’est pas seulement le fait de pays en voie de développement et de régimes dictatoriaux comme nous le pensions auparavant mais qu’elle occupe également une grande place dans nos sociétés développées et dites démocratiques.
Derrière toutes ces grandes combines le même dénominateur commun, la recherche de pouvoir, de biens matériels et d’argent, légalement ou illégalement. Ce sont les valeurs dominantes à l’heure actuelle dans notre société et sur la planète, valeurs acceptées par le plus grand nombre. L’objectif quotidien de la majorité avec les compromis, les bassesses et souvent les petites et moyennes combines que cela entraîne est de faire plus d’argent, d’acheter plus de biens et d’avoir plus de pouvoir. Il serait trop facile d’accuser les grands de ce monde et de se laver les mains.
Un société et une planète ne peuvent survivre et se développer sans avant tout comme valeurs l’amour, la compassion, la coopération, la solidarité, le partage et le respect de la nature. Il n’y a qu’à voir notre société actuelle morcelée, individualisée et notre planète à bout de souffle pour s’en rendre compte. Nous fonçons tête la première dans le mur et nous préférons garder les yeux fermés.
Allons-nous continuer longtemps comme citoyens d’ici et du monde à privilégier l’inconscience, la paresse, l’impuissance, l’insouciance, et le cynisme ? Pourquoi ne pas de choisir l’intégrité, le courage, l’honnêteté, la transparence et surtout la conscience, bref de se respecter, de se tenir debout et de changer le monde dans lequel nous vivons.
Yves Chartrand
Montréal