lundi 6 juillet 2009

Le royaume des poupounes

Certaines compagnies productrices de bière, sans les nommer pour leur faire de la publicité, se livrent actuellement une guerre sans merci pour rejoindre une certaine clientèle en utilisant de plus en plus la sexualité comme outil de marketing. L’une utilise un personnage masculin qui ‘’ se frotte ‘’ littéralement sur des filles dans une discothèque, une autre parle du J string, une autre de ‘’ sexibus ‘’ en parodiant une chanson à boire française.


Une telle prolifération de publicité vulgaire et de mauvais goût aurait entraîné dans les années 70 une levée de boucliers dans les groupes féministes et une indignation exprimée par bien des femmes.


En 2009, c’est le silence. Tout devient acceptable, banal. Certaines femmes endossent le rôle de poupoune pour être dans la mode du temps. D’autres se taisent. Et des entreprises de communication suggèrent à des entreprises de miser sur la vulgarité pour mousser leurs ventes. Où est passée notre capacité d’indignation ?


La sexualité et l’érotisme de bon goût sont parfois des véhicules publicitaires pour certaines entreprises. Certaines brasseries qui logent à l’enseigne du mauvais goût et de la bêtise pourraient suivre leur exemple.



Une nature si proche mais si peu accessible

Nous avons la chance à Montréal, contrairement à bien des grandes villes du monde, d’avoir la nature aux portes de la ville. A moins d’une heure de Montréal, je peux mentionner les Parcs Des Iles de Boucherville, du Mont Saint-Bruno, le Centre de la nature du Mont Saint-Hilaire, le Parc de la Yamaska, le parc d’Oka, la piste du P’tit train du nord au départ de St-Jérôme. Malheureusement, lorsque l’on fait le choix écologique et économique de ne pas avoir de voiture, il nous est très difficile de rejoindre ces destinations pour y marcher dans la nature ou y faire du vélo.


Aucune piste cyclable ne rejoint le Parc des Iles de Boucherville ( ce serait si facile à aménager à partir de Longueuil ) et le traversier de Longueuil et du Parc Bellerive n’est en service qu’une partie de l’année et que la fin de semaine. Le Parc du Mont Saint-Bruno n’est pas accessible en transport en commun avec vélo. Le Centre de la nature de Saint-Hilaire, pas du tout sans voiture, le parc de la Yamaska encore moins. Le parc D’Oka est heureusement accessible par le train de banlieue, mais il ne peut accueillir que quatre vélos à la fois, ces derniers étant tolérés plutôt que bienvenus. Et finalement le train de banlieue vers

Saint-Jérôme ne se rend pas à Saint-Jérôme la fin de semaine, comme celui de Rigaud ne se rend pas à Rigaud.


Notre belle ville de Montréal de plus en plus polluée notamment par la circulation automobile et les maladies qui s’ensuivent, n’encourage donc pas comme elle le pourrait le transport en commun pour se rendre à l’extérieur, et ainsi faire en sorte que moins de citoyens aient une voiture. Je suis allé il y a quelques années faire du vélo avec mon fils à la mer Baltique en Allemagne en partant de Berlin en train avec nos vélos à bord. C’était un plaisir de voir toutes ces familles avec marmaille, vélos et voiturettes monter à bord, servis avec courtoisie par le personnel du train. A Montréal, plutôt que de continuer à investir dans le béton et les autoroutes, pourquoi ne pas mettre sur pied un véritable service de transport en commun ( trains bien équipés pour recevoir tous les vélos, autobus avec porte vélos etc. ) pour permettre aux personnes sans voiture d’accéder à cette belle nature qui nous entoure. Notre état de santé n’en serait que meilleur et les sommes sauvées en services sociaux et de santé pourraient être réinvesties dans le transport en commun et l’environnement.