mercredi 2 décembre 2009

Le Québec, une république de bananes?

Plus les jours passent et plus les révélations se succèdent les unes aux autres quant à l’étendue de la corruption dans le domaine de la construction, plus le cœur nous lève. Dans notre beau Québec sans projet collectif les intérêts individuels et les intérêts corporatifs des groupes prennent le dessus sur le bien commun. Puisque de moins en moins de choses nous relient tous ensemble sauf le Canadien de Montréal, Occupation double et la grippe H1N1, pourquoi ne pas profiter du système au maximum se disent un grand nombre d’entre nous.

Si on prend l’exemple de l’industrie de la construction, du travailleur au noir au travailleur syndiqué, des entrepreneurs aux firmes conseil, des fonctionnaires aux politiciens et à la mafia, chaque individu, groupe ou entreprise ferme les yeux et se remplit au maximum les poches. Tant pis pour le bien commun, tant pis pour la dilapidation de l’argent des contribuables; au diable la morale. Comme le disait Sylvain Lelièvre dans l’une de ses chansons, sauve qui peut et chacun pour soi.

Lorsque l’on arrive au point où les policiers disent ne pas pouvoir s’attaquer au système de corruption en place et réclament à leur tour la tenue d’une commission d’enquête publique, on est rendu loin. Comme le disait récemment la chroniqueuse Josée Legault, voilà ce que cela donne lorsque l’on remet la gestion des contrats publics entre les mains du privé à travers une série de mesures de dérèglementation en faveur du privé au cours des dernières décennies.

Et la démocratie à travers tout ça. Il semble que bien des citoyens s’en désintéressent comme nous l’avons vu aux dernières élections municipales à Montréal. Lorsque les citoyens se désintéressent eux-mêmes du bien commun cela laisse toute la place aux intérêts individuels et aux bandits. Une société peut difficilement tenir longtemps dans ces conditions. La gangrène du
sous-développement la menace. Voulons-nous faire du Québec une république de bananes ou un état démocratique, moderne et porteur d’avenir pour ses enfants ? Optons-nous consciemment pour le cynisme et l’impuissance ? Allons-nous plutôt courageusement nous lever pour faire un grand ménage, et pourquoi ne pas commencer par faire signer une pétition demandant une enquête publique sur l’industrie de la construction, ce qui serait déjà un début. A chacun de nous de répondre en se regardant dans le miroir.

mercredi 25 novembre 2009

Montréal: l'arrondissement Ville-Marie est en tutelle de la part de la ville centrale

Lors du premier conseil d'arrondissement de Ville-Marie, j'ai dénoncé auprès de Gérald Tremblay, maire de Montréal, le fait que l'arrondissement de Ville-Marie n'a plus son propre maire d'arrondissement comme c'est le cas ailleurs dans la ville, mais est maintenant sous le contrôle du maire de la grande ville de Montréal. On en parle dans la Gazette et dans Cyberpresse.

vendredi 30 octobre 2009

Quand les écologistes se mettent au service des milieux d’affaires

C’est avec stupéfaction que j’ai appris récemment que L’Institut Pembina et La Fondation David Suzuki ont réalisé par l’intermédiaire de la firme MK Jaccard une étude pour la Banque TD qui laisse entendre que le Canada pouvait réduire de 25% ses émissions de gaz à effet de serre tout en maintenant une hausse de 2.1 % par an de son produit intérieur brut et à 11% la croissance de l’emploi d’ici 2020.

Au moment où la croissance économique à tout prix épuise les ressources de la planète et menace sa survie et celle de ceux et celles qui l’habitent, comment des organisations environnementales respectables peuvent-elles défendre un tel point de vue ? Depuis quand la survie de la planète et de ses habitants est-elle avant tout une question économique ? En tentant de cette façon de convaincre le milieu des affaires de soutenir les objectifs environnementaux de la communauté internationale à l’aube de la conférence de Copenhague ces organisations écologiques errent totalement et deviennent elles-mêmes complices de la dégradation de notre qualité de vie.

Il est temps que nous prenions partie entre le développement économique et la survie de la planète. Même en réduisant notre consommation d’énergie et en utilisant des énergies moins polluantes sinon renouvelables, si nous continuons à mettre de l’avant le développement économique avant tout cela nous mène directement dans le mur sans espoir de retour en arrière. Il nous faut donc une fois pour toute sortir de cette logique de développement pour la remplacer par un objectif de préservation de la qualité de vie sur terre, seule approche garante d’un avenir meilleur et d’une possible guérison de la planète. A ceux et celles qui seraient tentés de penser que de mettre en priorité l’écologie plutôt que l’économie et le développement entraînerait un écroulement économique et la misère essayons un instant de sortir de notre façon habituelle de penser pour réfléchir autrement.

Au Québec et dans les sociétés les plus développées du monde le concept de développement n’a plus aucun sens. Nous avons tout ce dont nous avons besoin pour vivre et il n’y a que les gens les plus défavorisés de la société qui ont besoin d’améliorer leur sort. Pour les autres nous avons amplement ce qu’il nous faut pour vivre et bien vivre et une grande partie de l’activité économique sert à produire des biens et services dont nous n’avons pas vraiment besoin et sont souvent superflus et inutiles. Reste à maintenir en état ce que nous possédons individuellement et collectivement et de le remplacer au besoin. Nous sommes donc parvenus dans nos sociétés à une étape finale de développement et à la nécessité d’entamer une décroissance pour améliorer notre qualité de vie et sauver la planète. Une approche de simplicité volontaire basée sur la satisfaction des besoins essentiels contribuerait alors à améliorer la qualité de vie et notamment à diminuer le temps de travail puisque nous aurions à produire moins.

Si l’on peut encore parler de développement nous devons penser aux autres êtres humains sur terre qui manquent de l’essentiel pour vivre dont de l’eau potable et de la nourriture en premier lieu. Ensuite ils ont besoin de maisons pour se loger, d’électricité pour s’éclairer, de routes, de moyens de communication, d’écoles, d’hôpitaux etc. L’économie mondiale devrait donc être réorientée à partir de maintenant de façon à satisfaire les besoins de base de ces habitants ailleurs dans le monde et dont la population augmente plus vite que la nôtre

Nous avons été capables de mettre sur pied une économie virtuelle surtout au bénéfice de quelques uns sans rapport avec l’économie réelle et une économie basée sur le crédit, donc sur de l’argent qui n’existe pas et nous mènera bientôt à notre perte car nous n’avons rien compris de la crise récente. Pourquoi ne serions-nous alors en mesure de mettre sur pied une nouvelle économie axée sur nos besoins réels et en grande partie axée sur les besoins des habitants moins favorisés de la planète qui n’on pas choisi de naître dans la pauvreté extrême. Nous pourrions assurer notre propre survie économique et nos emplois en mettant nos connaissances et nos ressources au service de ces gens.
Ce redéploiement de l’économie mondiale vers les plus démunis de la terre nécessite évidemment un changement de valeurs. Cela nécessite de ne plus valoriser des valeurs dominantes comme la compétition, la concurrence, la performance et l’individualisme mais bien la compassion, solidarité, le partage et la qualité de vie.

Il n’est plus temps de chercher un meilleur équilibre entre l’économie et l’environnement mais de changer notre façon de penser et de vivre et de préserver la vie sur terre tout en sauvant notre peau et de vivre mieux, plus solidaires et plus heureux. Il est temps de se faire confiance comme êtres humains et de croire de nouveau que nous pouvons changer le monde tous ensemble.

Yves Chartrand
Montréal

mardi 20 octobre 2009

Matérialisme, goût du pouvoir et malhonnêteté

Les scandales et la corruption dont nous prenons connaissance tous les jours au Québec et ailleurs en Occident nous ramènent les pieds sur terre et nous font bien comprendre que la corruption n’est pas seulement le fait de pays en voie de développement et de régimes dictatoriaux comme nous le pensions auparavant mais qu’elle occupe également une grande place dans nos sociétés développées et dites démocratiques.


Derrière toutes ces grandes combines le même dénominateur commun, la recherche de pouvoir, de biens matériels et d’argent, légalement ou illégalement. Ce sont les valeurs dominantes à l’heure actuelle dans notre société et sur la planète, valeurs acceptées par le plus grand nombre. L’objectif quotidien de la majorité avec les compromis, les bassesses et souvent les petites et moyennes combines que cela entraîne est de faire plus d’argent, d’acheter plus de biens et d’avoir plus de pouvoir. Il serait trop facile d’accuser les grands de ce monde et de se laver les mains.


Un société et une planète ne peuvent survivre et se développer sans avant tout comme valeurs l’amour, la compassion, la coopération, la solidarité, le partage et le respect de la nature. Il n’y a qu’à voir notre société actuelle morcelée, individualisée et notre planète à bout de souffle pour s’en rendre compte. Nous fonçons tête la première dans le mur et nous préférons garder les yeux fermés.


Allons-nous continuer longtemps comme citoyens d’ici et du monde à privilégier l’inconscience, la paresse, l’impuissance, l’insouciance, et le cynisme ? Pourquoi ne pas de choisir l’intégrité, le courage, l’honnêteté, la transparence et surtout la conscience, bref de se respecter, de se tenir debout et de changer le monde dans lequel nous vivons.


Yves Chartrand

Montréal

mardi 6 octobre 2009

Québec Solidaire, une alternative aux partis traditionnels

Ma compagne et moi avons gravi bien des escaliers et mis quelques milliers de dépliants de notre candidat Serge Mongeau d’Hochelaga-Maisonneuve dans les boîtes aux lettres durant la dernière campagne électorale. Nous sommes très heureux des résultats obtenus par notre candidat. Nous sommes également contents de la performance de Québec Solidaire dans l’ensemble du Québec, et en particulier de l’élection d’Amir Khadir à l’assemblée nationale.


Québec Solidaire est devenu un parti respecté et crédible dans la population grâce à ses nombreux militants et militantes, et à ses deux porte parole exceptionnels que sont Françoise David et Amir Khadir. En analysant les résultats, on peut constater que les votes recueillis par le Parti Vert et Québec Solidaire ont fait en sorte que le Parti Québécois a échoué face au Parti libéral dans une dizaine de circonscriptions. D’où sans doute la profession de foi souverainiste et social-démocrate de Pauline Marois le soir même. Québec Solidaire devient au Parti Québécois ce que le NPD est au Parti libéral fédéral, c'est-à-dire un chien de garde de tous les instants. Tant mieux si le Parti Québécois vole des idées à Québec Solidaire dans le futur; cela voudra dire que la justice sociale et l’indépendance progressent au Québec.


En plus d’avoir présenté des propositions crédibles pendant la campagne électorale, Québec Solidaire représente pour les prochaines années qui s’annoncent difficiles sur les plans environnemental, économique et social, une vision alternative de plus en plus lucide et solidaire.


Le présent et surtout l’avenir prévisible nous obligent à penser et à vivre autrement dès maintenant. Face aux défis de l’environnement, de la santé, de l’éducation, de la culture et de l’identité, des écarts de la richesse et de l’économie, des propositions courageuses et novatrices devront êtres formulées pour qu’un avenir meilleur pour nous, pour nos enfants et nos petits enfants puisse voir le jour. Nous pouvons en nous impliquant avec Québec Solidaire nous redonner espoir et donner l’espoir à d’autres personnes d’un monde meilleur et plus humain.


mercredi 9 septembre 2009

Nous n’avons plus rien à faire dans le Canada

Le Parti libéral du Canada serait contrôlé à partir de Toronto, et donc par conséquent du milieu des affaires de Bay Street, Denis Coderre nous permet de faire toute une découverte… Les derniers sondages sur une réélection probable du gouvernement conservateur de Stephen Harper par une majorité de Canadiens démontrent encore plus que le fossé entre le Québec et le Canada ne cesse de se creuser et qu’il est grand temps de partir. Alors que les autres peuples du monde s’en vont dans la bonne direction même les Etats-Unis avec l’élection de Bark Obama, les Canadiens semblent vouloir majoritairement choisir l’ignorance, le conservatisme, le repli sur soi et la politique de l’autruche. Même le NPD semble se transformer en tapis rouge des conservateurs. Que l’on prenne la question de la guerre et la paix à travers la question de la guerre en Irak et Afghanistan; que l’on prenne la question de l’environnement à travers la question du réchauffement climatique; que l’on prenne la question de la criminalité à travers les sentences prévues pour les adolescents, force est de constater que les Québécois et les Canadiens ne sont plus sur la même longueur d’onde. Ils ne l’ont jamais été, enfermés dans leurs deux solitudes depuis la fondation de ce pays fictif qu’est le Canada dont le nom, l’hymne national et l’histoire ont été ‘’ empruntés ‘’ aux anciens ‘’ canayens ‘’ de l’époque soit les futurs Québécois que nous sommes.


Depuis le rapatriement de la constitution canadienne et la ‘’ nuit des longs couteaux ‘’ de 1982 le Québec ne fait plus partie constitutionnellement du Canada. De plus, les deux grands partis conservateur et libéral remettent la question constitutionnelle aux calendes grecques car il n’y a plus de menace séparatiste et les beaux discours de changement de la veille du référendum de 1995 se sont évanouis depuis. Et voilà maintenant que l’on s’apprête à augmenter le nombre de députés de certaines provinces à la Chambre des communes contribuant à diminuer ainsi le poids de la représentation du Québec, au moment où les Québécois ‘’ par hasard ‘’renvoient sans cesse un forte délégation du Bloc Québécois à Ottawa pour les représenter.


Maintenant que nous avons de nouveaux leaders en devenir dans toutes les sphères de la société québécoise, sauf en politique pour le moment, pour prendre la relève des René Lévesque, Pierre Bourgault et maintenant du regretté Pierre Falardeau, je pense Bruny Surin, Luc Picard, Amir Khadir et bien d’autres…Qu’est-ce qu’on attend pour chanter comme aux matchs du Canadien : ‘’ Nan nan nan…nan nan nan,,,he he good bye ‘’.


lundi 6 juillet 2009

Le royaume des poupounes

Certaines compagnies productrices de bière, sans les nommer pour leur faire de la publicité, se livrent actuellement une guerre sans merci pour rejoindre une certaine clientèle en utilisant de plus en plus la sexualité comme outil de marketing. L’une utilise un personnage masculin qui ‘’ se frotte ‘’ littéralement sur des filles dans une discothèque, une autre parle du J string, une autre de ‘’ sexibus ‘’ en parodiant une chanson à boire française.


Une telle prolifération de publicité vulgaire et de mauvais goût aurait entraîné dans les années 70 une levée de boucliers dans les groupes féministes et une indignation exprimée par bien des femmes.


En 2009, c’est le silence. Tout devient acceptable, banal. Certaines femmes endossent le rôle de poupoune pour être dans la mode du temps. D’autres se taisent. Et des entreprises de communication suggèrent à des entreprises de miser sur la vulgarité pour mousser leurs ventes. Où est passée notre capacité d’indignation ?


La sexualité et l’érotisme de bon goût sont parfois des véhicules publicitaires pour certaines entreprises. Certaines brasseries qui logent à l’enseigne du mauvais goût et de la bêtise pourraient suivre leur exemple.



Une nature si proche mais si peu accessible

Nous avons la chance à Montréal, contrairement à bien des grandes villes du monde, d’avoir la nature aux portes de la ville. A moins d’une heure de Montréal, je peux mentionner les Parcs Des Iles de Boucherville, du Mont Saint-Bruno, le Centre de la nature du Mont Saint-Hilaire, le Parc de la Yamaska, le parc d’Oka, la piste du P’tit train du nord au départ de St-Jérôme. Malheureusement, lorsque l’on fait le choix écologique et économique de ne pas avoir de voiture, il nous est très difficile de rejoindre ces destinations pour y marcher dans la nature ou y faire du vélo.


Aucune piste cyclable ne rejoint le Parc des Iles de Boucherville ( ce serait si facile à aménager à partir de Longueuil ) et le traversier de Longueuil et du Parc Bellerive n’est en service qu’une partie de l’année et que la fin de semaine. Le Parc du Mont Saint-Bruno n’est pas accessible en transport en commun avec vélo. Le Centre de la nature de Saint-Hilaire, pas du tout sans voiture, le parc de la Yamaska encore moins. Le parc D’Oka est heureusement accessible par le train de banlieue, mais il ne peut accueillir que quatre vélos à la fois, ces derniers étant tolérés plutôt que bienvenus. Et finalement le train de banlieue vers

Saint-Jérôme ne se rend pas à Saint-Jérôme la fin de semaine, comme celui de Rigaud ne se rend pas à Rigaud.


Notre belle ville de Montréal de plus en plus polluée notamment par la circulation automobile et les maladies qui s’ensuivent, n’encourage donc pas comme elle le pourrait le transport en commun pour se rendre à l’extérieur, et ainsi faire en sorte que moins de citoyens aient une voiture. Je suis allé il y a quelques années faire du vélo avec mon fils à la mer Baltique en Allemagne en partant de Berlin en train avec nos vélos à bord. C’était un plaisir de voir toutes ces familles avec marmaille, vélos et voiturettes monter à bord, servis avec courtoisie par le personnel du train. A Montréal, plutôt que de continuer à investir dans le béton et les autoroutes, pourquoi ne pas mettre sur pied un véritable service de transport en commun ( trains bien équipés pour recevoir tous les vélos, autobus avec porte vélos etc. ) pour permettre aux personnes sans voiture d’accéder à cette belle nature qui nous entoure. Notre état de santé n’en serait que meilleur et les sommes sauvées en services sociaux et de santé pourraient être réinvesties dans le transport en commun et l’environnement.


samedi 6 juin 2009

On est ‘’ tannés ‘’ de se faire voler

Vous avez sans doute constaté comme moi que les prix augmentent sans arrêt dans les chaînes d’alimentation en même temps que les formats rétrécissent. Je donnerai tout d’abord comme exemple des marques ce crème glacée qui sont passées d’un contenant de1.89 litre à 1.50 litre, auparavant un 2 litres, dans un contenant de même modèle qu’il est difficile de distinguer si on n’y porte pas attention, et ce au même prix. Il y a également des marques de yogourt qui vendent plus cher certaines variétés et ont maintenant des contenants de même modèle de 650 ml au lieu de 750 ml toujours au même prix. Je prendrai comme autre exemple une marque connue de mayonnaise qui aussi au même prix un format réduit de 960ml à 890ml, auparavant l litre. Si on additionne la quantité économisée sur chaque item cela représente une augmentation importante de profit au total pour le fabricant et la chaîne d’alimentation puisque nous devons en acheter plus souvent. J’ai vérifié personnellement si comme consommateur j’avais un recours possible contre cette pratique. De L’Office de protection du consommateur du Québec où l’on m’a dit que ce n’était pas sous leur juridiction, on m’a envoyé au Bureau de la concurrence d’Industrie Canada. Ce dernier m’a répondu en anglais que ce n’était pas non plus son mandat.


Pour ce qui est des chaînes d’alimentation qui font entre 30 et 40% de profit sur chaque item vendu et dans laquelle les employés sont sous-payés, les prix augmentent sans arrêt. Les entreprises alimentaires doivent également générer de beaux profits. De plus en plus de gens ont de la difficulté à payer leur épicerie et font appel aux banques alimentaires alors que les actionnaires de ces entreprises empochent de plus en plus de profits. Notre seule chaîne d’alimentation québécoise qu’il nous reste vient d’annoncer une augmentation des ses profits de 20% au cours de la dernière année seulement. Et ils osent maintenant nous vendre leurs sacs de plastique ‘’ dans un souci environnemental ‘’, et empochent encore plus d’argent à nos dépens. Et comme on ne peut pas se priver de nourriture, toutes ces entreprises nous tiennent en otage.


Ces prédateurs me font penser aux anciens brigands des grands chemins du Moyen-âge sauf qu’ils agissent dans la légalité la plus immorale.






LA STM vend son âme pour des dollars

En entrant dans la station de métro Henri-Bourassa par l’entrée rue Berri, je me suis retrouvé face à quatre personnes qui devant un kiosque m’offraient une carte de crédit. Quand on pense que la situation économique précaire de bien des gens présentement est due au crédit personnel et la crise économique mondiale en partie due au crédit hypthécaire consenti aux Etats-Unis à des gens qui n’avaient pas les moyens de s’offrir une maison, c’est scandaleux. La STM, notre transporteur public offre des espaces aux vendeurs du temple de tout acabit : A des vendeurs de babioles qui se retrouveront vite à la poubelle tellement elles sont de mauvaises qualité tout en vantant son virage vert; à des entreprises qui tapissent ses murs d’affiches publicitaires de toutes sortes, ses rampes d’escalier mobile et même ses planchers, véritable pollution visuelle

et pression à une consommation à outrance.


La STM invoquera sans doute ses problèmes budgétaires pour justifier de tels gestes. C’est la solution facile plutôt que de mobiliser sa clientèle pour revendiquer des budgets plus élevés de tous les paliers de gouvernement en faveur du transport collectif écologique. C’est également plus facile que de demander des concessions salariales et aux avantages sociaux de ses dirigeants et de ses employés qui son privilégiés par rapport à beaucoup d’utilisateurs du métro qui n’en finissent plus de supporter les hausses de tarif ou carrément ne peuvent plus se payer le transport en commun. La prochaine étape est-elle de nous estampiller une pub sur le front lorsque nous prenons le métro ? Faut-il en appeler à Jésus pour chasser les vendeurs du temple des propriétés publiques que sont celles de la STM ?


Un usager abusé du transport en commun


Projet Montréal

Bonjour,

Je suis membre de Projet Montréal et je suis très déçu de la façon dont le chef et la direction de notre parti ont négocié récemment à l'occasion de la candidature récente de madame Louise Harel à la mairie. Notre chef a montré selon moi de grandes carences en terme de flair politique et surtout de capacité de négociation politique dans un tel contexte.

Comment peut-on en même temps discréditer auprès des membres la candidature de madame Harel et en catimini, de la façon la plus traditionnelle mais peut-être nécessaire, négocier une alliance avec elle ? Je ne me sens pas respecté comme membre à ce moment-là, et notre chef et notre parti perdent de la crédibilité chez les Montréalais. Notre chef a de grande qualités d'idéologue mais semble avoir de fortes limites comme politicien.

Je pense que notre parti devient bien marginalisé face à deux partis politiques très argentés et avec des chefs connus. A moins d'une improbable dégringolade de Gérald Tremblay et de son parti suite aux nombreuses magouilles et à la corruption, notre parti occupera encore une petite troisième place. Pour ma part, si Gérald Tremblay avait des gens d'être réélu, je n'hésiterais malheureusement pas à voter Louise Harel pour chasser de l'hôtel de ville une administration aussi véreuse.

Merci de me lire

lundi 25 mai 2009

Québec Solidaire et l’indépendance du Québec

L’indépendance, une fin en soi

Le droit à l’autodétermination et le choix éventuel de devenir indépendant sur son territoire national existe pour n’importe quel peuple dans le monde, y compris le peuple québécois. C’est un droit fondamental reconnu par tous les démocrates et progressistes du monde. Le désir d’indépendance politique d’un peuple repose avant tout sur la conscience de son identité et de sa nécessaire émancipation, auxquels s’ajoutent des arguments culturels, linguistiques, politiques, économiques et sociaux. L’indépendance d’un peuple ne peut donc être instrumentalisée aux seules fins d’un programme politique particulier. L’indépendance nationale n’est ni de gauche, ni de droite; elle est une fin en soi. Elle peut être véhiculée par un seul parti ou une large coalition de partis politiques indépendantistes, du centre, de droite comme de gauche, unis dans une lutte commune. Si les différents partis de la coalition peuvent s’entendre sur certains aspects d’un programme politique à réaliser dans le futur pays indépendant tant mieux, mais l’accession à l’indépendance ne peut être conditionnelle à la réalisation de ce programme politique, ni de celui d’aucun parti. Dans la situation actuelle québécoise Québec Solidaire n’est pas le seul parti souverainiste, puisque le Parti Québécois, et le Parti Indépendantiste le sont également. En plus de faire partie du Conseil de la souveraineté qui une structure plutôt ronronnante, Québec Solidaire devrait rallier le projet de large coalition pour l’indépendance du Québec proposée par la Société Saint-jean Baptiste de Montréal, projet visant à réunir tous les indépendantistes et leurs organisations dans un même mouvement populaire.


Dans un texte paru dans Presse à gauche, Bernard Rioux, responsable de la commission thématique sur la souveraineté de Québec Solidaire en réponse à un texte de Marc Desnoyers vice-président du PQ-Mercier, référant à une éventuelle prise de pouvoir par un parti politique progressiste à Ottawa disait :

‘’ L’oppression politique n’est pas le fait d’un parti politique mais de l’état canadien dans sa conception même qui refuse la caractère multinational de la société canadienne. Si le Canada était dirigé par des progressistes, cela jetterait les bases d’une alliance politique pour en finir avec l’état canadien, réaliser notre indépendance, et pour établir des rapports libres et égalitaires avec toutes les nations que l’on retrouve sur le territoire actuel de cet état canadien et tout particulièrement avec les nations autochtones ‘’. Bernard Rioux maintient dans le nouveau contexte la nécessité de la souveraineté du Québec, mais cette adhésion semble très fragile. Amir Khadir, de son côté lors d’une entrevue accordée à Télésur en juillet dernier et reprise dans Presse à gauche également disait ‘’ Le Canada fut fondé en 1867 sur la base de deux nations : une parlant français et l’autre parlant anglais. C’est le fondement. Ce fut une confédération à l’origine sur le principe de l’égalité, mais en pratique l’économie et les forces armées furent contrôlées par les anglophones. Ce déséquilibre dans la pratique petit à petit devient un déséquilibre institutionnel. ‘’


Difficile de suivre. Tout d’abord, est-ce que la conquête de 1760 a eu lieu oui ou

non ? Le Canada issu de L’Acte d’union de 1840 a-t-il été imposé aux

‘’ Canayens ‘’ du Bas-Canada de l’époque ? La réponse est oui. Ces mêmes

‘’ Canayens ‘’ ont-ils adhéré volontairement à la Confédération de 1867. La réponse est non. Est-ce que nous subissons encore les effets de la conquête aujourd’hui ? On n’a qu’à penser à la célébration avortée de conquête anglaise sur les Plaines d’Abraham l’été prochain grâce à l’indignation populaire. La réponse est oui. Savoir si le Canada a été fondé sur un principe d’égalité entre les deux peuples fondateurs devient alors bien accessoire. Et si c’est cela qui est important, si Michael Ignatieff ou Jack Layton au pouvoir à Ottawa en venaient à reconnaître le caractère égalitaire et multinational de la société canadienne, est-ce que Québec Solidaire ne prônerait plus la souveraineté du Québec ? Est-ce que Québec Solidaire serait tenté par un fédéralisme renouvelé ? D’où la dérive possible d’une option souverainiste qui n’est pas basée avant tout sur l’argument identitaire.

Un parti indépendantiste et non souverainiste

Les mots souveraineté et indépendance n’ont pas la même résonance. Ailleurs dans le monde, lorsque l’on parle de la lutte de libération nationale d’un peuple, on parle d’indépendance et non de souveraineté, pourquoi pas au Québec. Dans les années 60-70, les militants indépendantistes majoritairement de gauche parlaient de la lutte pour l’indépendance du Québec comme d’une lutte de libération nationale, au même titre que celle des Palestiniens, des Irlandais, des Cubains ou des pays africains qui ont acquis leur indépendance au cours des années 60. Au même moment René Lévesque du MSA ( Mouvement Souveraineté Association ), et ensuite du Parti Québécois contrairement à Pierre Bourgault du RIN ( Rassemblement pour l’Indépendance Nationale ) parlait dès le début de souveraineté-association, ambiguité que le Parti Québécois entretient depuis ce temps. On a même entendu Bernard Landry parler à un certain moment d’une union confédérale avec le reste du Canada. Il est temps pour les indépendantistes québécois et Québec Solidaire de liquider le terme souveraineté et d’adopter le terme indépendance. Le terme souveraineté devrait donc être remplacé par le terme indépendance dans la Déclaration de principe de Québec Solidaire, d’autant plus que Pauline Marois et Gilles Duceppe récemment réhabilité le terme indépendantiste dans leur lettre réagissant à la prise de position de Nicolas Sarkozy sur le Québec.


L’Identité québécoise, la langue française, et l’intégration citoyenne

Pour contribuer efficacement à l’avancement de la cause indépendantiste au Québec et étendre son propre rayonnement à l’ensemble du Québec, tant en milieu urbain qu’en milieu rural, il faut que Québec Solidaire saisisse mieux l’enjeu identitaire au Québec. Les Québécois d’origine française sont préoccupés d’être devenus minoritaires à Montréal et craignent pour la survie de leur identité, de leur langue et de leur culture. Ils sont profondément inquiets. Les Québécois des autres régions se sentent étrangers au Montréal pluriethnique. Québec Solidaire se doit de comprendre et partager cette inquiétude identitaire, et défendre fermement l’identité québécoise d’origine française sans nier l’apport des autres cultures.


Le bilinguisme qui se propage actuellement à Montréal dans la vie de tous les jours et les communications pave par ailleurs la voie au retour à la dominance de la langue anglaise à Montréal comme cela existait au début du 20e siècle. Québec Solidaire se doit de défendre beaucoup plus ardemment la langue française comme langue commune au Québec et son utilisation par tous les Québécoises et Québécoises. La langue française est le principal outil qui permet de développer le sentiment d’appartenance et d’unir tous les Québécois autour d’une destinée commune, et notamment certaines communautés culturelles réfractaires à l’utilisation de la langue française. Québec Solidaire devrait prôner l’apprentissage obligatoire de la langue française pour les nouveaux arrivants, condition essentielle d’une véritable intégration réussie et d’une société plus unie et plus harmonieuse. A Montréal, Québec Solidaire devrait collaborer activement avec le Mouvement Montréal français pour défendre le quotidiennement le fait français.


En ce qui concerne l’intégration citoyenne, l’approche de Québec Solidaire est trop figée dans une approche unilatérale de gauche rigide et axée sur la seule défense des droits des minorités dont les Québécois d’origine immigrante et de la lutte contre la discrimination dont ils sont victimes. On l’a encore vu récemment dans le débat sur le port du foulard chez des femmes de religion musulmane. Même si c’est tout à l’honneur de Québec Solidaire de prendre la défense des Québécois d’origine immigrante notamment dans leur accès difficile et parfois dicriminatoire au marché du travail, le parti en oublie les préoccupations exprimées par la majorité québécoise d’origine française notamment lors des audiences de la Commission Bouchard-Taylor. Sans une approche bien dosée entre la volonté d’intégration des nouveaux arrivants, et le désir d’accueil des Québécois, Québec Solidaire ne contribuera pas à cimenter la nation québécoise et à unir tous les Québécois dans un projet de pays et un projet de société commun. La position actuelle trop unilatérale ne fera qu’accentuer la division et encourager bien involontairement l’incompréhension et la xénophobie.


Parler de l’hypothèse d’une co-intégration comme le faisait en décembre dernier Bernard Rioux lors d’une rencontre dans Hochelaga-Maisonneuve c’est nier les responsabilités différentes que sont la nécessité de l’intégration de la part des nouveaux arrivants, et de l’ouverture de la part de la société d’accueil. C’est oublier le creuset historique, culturel et social commun auquel tous sont invités à se rallier, tout en reconnaissant que ce creuset est influencé et enrichi par la contribution des nouveaux arrivants. Québec Solidaire se doit donc de modifier sa pensée et son action sur la question de l’identité québécoise, de l’indépendance du Québec et de l’intégration des immigrants. Espérons que la discussion en cours sur la question nationale à l’occasion du congrès de juin permettra un bon brassage d’idées. L’élargissement de la base de Québec Soidaire dans toutes les régions du Québec ne pourra avoir lieu sans une profonde réflexion et un débat avec des citoyens hors du parti sur cet enjeu.


Référendum ou élection référendaire

De plus Québec Solidaire devrait envisager la tenue d’une élection référendaire autant que celle d’un référendum. La voie du référendum ne convient plus nécessairement après les malversations fédérales autour du dernier référendum ( accès accéléré à la citoyenneté pour les personnes d’origine immigrante, non respect des règles de financement de la campagne référendaire, argent des commandites etc. ) et la déclaration de Stéphane Dion indiquant que le gouvernement fédéral se réserve dorénavant le droit d’interpréter le résultat éventuel d’un prochain référendum et de ne pas s’en tenir nécessairement au 50% plus 1 qui est habituellement la règle démocratique. Une élection référendaire où une coalition de partis indépendantistes mènerait campagne sur le seul thème de l’indépendance et une victoire de la coalition pourrait précéder une déclaration unilatérale d’indépendance avant toute négociation avec le Canada, uniquement en ce qui concerne les modalités de la séparation.


Yves Chartrand

Membre de Québec Solidaire d’Hochelaga-Maisonneuve


Une démarche ambigüe

La démarche prônée par Québec Solidaire pour accéder à l’indépendance du Québec demeure ambiguë. Dans le texte intitulé Bâtir ensemble un Québec solidaire, enjeu 1 Comment réaliser un Québec démocratique, pluraliste et souverain, on réfère en page 7 à la Déclaration de principes où il est mentionné

‘’ nous sommes d’un Québec démocratique, pluraliste et souverain ‘’. Par contre un peu plus loin dans la même page, on dit ‘’ pour concrétiser ce projet, nous proposons l’élection d’une Assemblée constituante qui aura comme mandat de définir de façon démocratique le statut du Québec et ses institutions politiques ‘’. Dans une entrevue à Télésur en juillet 2008, Amir Khadir disait par ailleurs que l’Assemblée constituante prônée par Québec Solidaire serait formée de gens de différentes tendances et qu’elle aurait les pleins pouvoirs. Est-ce que cela voudrait dire que l’Assemblée constituante pourrait proposer autre chose que l’indépendance du Québec et quelles décisions pourrait-elle prendre ? Il n’est pas clair que la démarche proposée à travers la mise sur pied d’une assemblée constituante est une démarche menant à l’indépendance du Québec. Le rôle de l’Assemblée constituante ne devrait-il pas se limiter à proposer une constitution pour un Québec indépendant ? Il y a à l’heure actuelle une confusion entre la démarche d’un parti indépendantiste vers l’indépendance, en l’occurrence Québec Solidaire, et une démarche démocratique, consultative ou décisionnelle entreprise par un gouvernement en vue de permettre au peuple de s’exprimer et d’assumer son avenir politique.


En conclusion, le débat sur l’indépendance du Québec, la langue française et l’intégration citoyenne doit se poursuivre et s’intensifier au sein de Québec Solidaire pour en arriver à une cohérence et une précision plus grande en vue du prochain congrès. En espérant que ma contribution serve à enrichir ce débat.


Membre de Québec Solidaire Hochelaga-Maisonneuve



lundi 23 février 2009

Obama au pays de la monarchie

Quelle honte j’ai ressenti en apprenant il y a quelques jours que Michaelle Jean la gouverneure générale, représentante de la reine d’Angleterre au Canada, avait accueilli en tant que chef de l’état canadien le président des Etats-Unis Barak Obama lors à sa descente d’avion à Ottawa. Elle s’est par la suite entretenue avec lui de la situation en Afghanistan en tant que commandant en chef des armées.


On savait déjà que la gouverneure générale aurait été amenée à trancher entre la mise en place de la coalition NPD-Parti libéral ou la tenue de nouvelles élections si le gouvernement Harper avait été renversé suite au dernier budget.


Tout cela se nomme une monarchie constitutionnelle. En plus de ne pas avoir adhéré à la Constitution canadienne en 1982, voilà que nous découvrons que nous vivons dans une monarchie. Dur rappel avec le débat récent sur la commémoration du 250e anniversaire de la bataille des Plaines d’Abraham.


La question demeure donc entière quant à savoir si nous acceptons le statu quo ou si nous aurons enfin comme Québécois le courage de nous libérer de tous ces carcans et d’assumer notre avenir comme un peuple mature et indépendant dans le concert des nations.


lundi 9 février 2009

Bravo pour nos chefs indépendantistes

J’offre toutes mes félicitations à nos chefs indépendantistes qui se sont tenus debout suite aux propos méprisants tenus la semaine dernière à l’endroit des indépendantistes québécois par le président de la France Nicolas Sarkozy. Nous sommes fiers de vous madame Marois et monsieur Duceppe. J’ai été parmi les personnes qui vous ont beaucoup critiqué depuis le référendum de 1995 pour ne pas avoir assumé votre leadership dans notre combat quotidien pour la liberté du peuple québécois. Je dois aujourd’hui vous rendre hommage. Vous avez su remettre monsieur Sarkozy à sa place et lui donner un cours d’histoire du Québec.


Je ne puis que souhaiter que vous gardiez l’enthousiasme retrouvé et que vous meniez chaque jour sans relâche la guerre politique nécessaire à notre libération. Les fédéraux pour leur part n’hésitent pas à utiliser toutes les occasions pour faire avancer leur cause, que ce soit en prenant financièrement le contrôle d’événements au Québec, en finançant une foule de groupes qui doivent mettre le drapeau feuille d’érable en évidence, en cultivant un patriotisme guerrier avec la guerre en Afghanistan ou en nous inondant dès maintenant de publicité en vue des Jeux Olympiques d’hiver de Vancouver en 2010. Le 400e anniversaire de la ville de Québec, la prochaine célébration de la défaite des Plaines d’Abraham, et nous en donnent d’autres exemples.


N’oublions pas que Stephen Harper a également terminé sa dernière campagne électorale sur le dos des Québécois après une reconnaissance sans conséquence que nous formions une nation. Et les Québécois ne se laisseront pas plus tromper par Michael Ignatieff le nouveau chef du parti libéral, parti de l’ancien chef Pierre-Elliott Trudeau. Avec un appui de 43% pour l’indépendance du Québec dans un sondage récent, nous pouvons être optimistes pour l’avenir si vous continuez à battre aussi bien la marche madame Marois et monsieur Duceppe et entraînez le peuple avec vous. Encore bravo et merci.


mardi 6 janvier 2009

L’économie au service des humains

En ce début de 2009, on a parfois l’impression de vivre une obsession de l’économie amplifiée par les médias comme si l’économie et la croissance étaient une fin en soi. L’économie est au service des êtres humains et non l’inverse. L’économie mondiale donne ses signes d’essoufflement suite à une croissance effrénée, à l’éclatement de la bulle spéculative et à des malversations à grande échelle. C’est l’occasion de se poser les vraies questions et non pas de se porter aveuglément au secours des milieux financiers, des multinationales et des banques, elles-mêmes à la source des problèmes que nous connaissons. Il ne s’agit pas seulement d’apporter des corrections au système capitaliste dans lequel nous vivons mais de remettre en question ce système. Ce système basé uniquement sur le bien-être individuel ne peut mener qu’à de trop grandes inégalités sociales, et le profit à tout prix et la consommation qu’à l’épuisement des ressources de la terre. L’initiative individuelle et le libre marché doivent être contrebalancés par la recherche du bien-être collectif, ce qui est de moins en moins le cas ici et ailleurs. La logique du chacun pour soi ne mène nulle part, sinon à la solitude, à l’isolement, au découragement et à la révolte. Personne n’en sortira gagnant, même pas les plus riches. Une révolution humaniste s’impose à l’aube du 21e siècle.