Le gouvernement Charest à l’occasion de son dernier budget a relancé le débat sur le financement des services de santé. Une taxe dédiée à la santé sera mise en place et l’idée d’un ticket modérateur est aussi dans l’air pour accroître les ressources financières de l’état. Les coûts augmentent sans cesse notamment à cause du vieillissement de la population. Il ne faut cependant jamais oublier que les seuls salaires des médecins et le coût d’achat des médicaments par l’état représentent à eux seuls des sommes astronomiques. Dans ce débat les gens de droite comme les gens de gauche, les lucides comme les solidaires ne s’entendent pas sur où aller chercher l’argent ou comment l’utiliser mais sont d’accord pour continuer à tenter de remplir le trou sans fin que sont devenues les dépenses publiques en santé. Ni les uns ni les autres ne remettent en question en profondeur leur approche de la santé.
Il est malheureux dans le débat actuel de ne pas entendre la voix des personnes fort nombreuses qui oeuvrent dans le domaine de la santé globale et alternative, domaine qui était déjà le choix d’environ la moitié de la population il y a une dizaine d’années. Avoir une pensée globale sur la santé d’un individu ou d’une population c’est considérer la santé comme un signe d’équilibre de l’organisme humain et la maladie comme le rappel d’un équilibre à rétablir. Nous savons que pour maintenir cet équilibre et éviter la maladie il nous faut adopter de bonnes habitudes de vie ( sommeil, alimentation, exercice physique, éviter le surmenage, limiter les facteurs de stress, avoir des relations significatives, avoir un revenu décent etc. ), bref se donner une meilleure qualité de vie. Nous en faisons tous quotidiennement l’expérience dans notre vie et cette vision pourrait être généralisée à l’ensemble de la population avec la volonté politique nécessaire. Une responsabilisation et une prise de pouvoir plus grande de chacun sur sa santé et des actions collectives qui iraient dans le même sens déchargeraient d’autant le personnel médical.
Si une approche globale en santé et la prévention devenaient l’approche principale plutôt que de mettre l’accent sur la maladie et son traitement et que les sommes nécessaires soient injectées à court terme pour faire ce virage nous verrions l’état de santé de la population s’améliorer très rapidement et les coûts de santé diminuer substantiellement. Les ressources médicales seraient alors réservées aux patients moins nombreux qui en auraient besoin. Il est certain qu’un tel virage se heurterait à des intérêts très puissants comme ceux des bureaucrates de la santé, des médecins, des compagnies d’assurance, des constructeurs de CHUM et des vendeurs de pilules et autres substances légales ou non. Le principal obstacle à un tel virage est pourtant pour le moment notre inconscience et notre façon traditionnelle de penser qui nous enveloppe dans une fausse sécurité. Changer notre façon de penser entraînerait un changement dans notre façon de vivre individuelle et en société mais nous ne semblons pas encore prêts. Et pourtant le jeu en vaudrait la chandelle à voir notre santé se détériorer à la vitesse grand V.
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