Les scandales et la corruption dont nous prenons connaissance tous les jours au Québec et ailleurs en Occident nous ramènent les pieds sur terre et nous font bien comprendre que la corruption n’est pas seulement le fait de pays en voie de développement et de régimes dictatoriaux comme nous le pensions auparavant mais qu’elle occupe également une grande place dans nos sociétés développées et dites démocratiques.
Derrière toutes ces grandes combines le même dénominateur commun, la recherche de pouvoir, de biens matériels et d’argent, légalement ou illégalement. Ce sont les valeurs dominantes à l’heure actuelle dans notre société et sur la planète, valeurs acceptées par le plus grand nombre. L’objectif quotidien de la majorité avec les compromis, les bassesses et souvent les petites et moyennes combines que cela entraîne est de faire plus d’argent, d’acheter plus de biens et d’avoir plus de pouvoir. Il serait trop facile d’accuser les grands de ce monde et de se laver les mains.
Un société et une planète ne peuvent survivre et se développer sans avant tout comme valeurs l’amour, la compassion, la coopération, la solidarité, le partage et le respect de la nature. Il n’y a qu’à voir notre société actuelle morcelée, individualisée et notre planète à bout de souffle pour s’en rendre compte. Nous fonçons tête la première dans le mur et nous préférons garder les yeux fermés.
Allons-nous continuer longtemps comme citoyens d’ici et du monde à privilégier l’inconscience, la paresse, l’impuissance, l’insouciance, et le cynisme ? Pourquoi ne pas de choisir l’intégrité, le courage, l’honnêteté, la transparence et surtout la conscience, bref de se respecter, de se tenir debout et de changer le monde dans lequel nous vivons.
Yves Chartrand
Montréal
Monsieur le Premier Ministre du Québec,
RépondreSupprimerÀ la lumière de multiples rapports à Radio-Canada et dans La Presse sur la collusion entre des entrepreneurs secteur de la construction et les élus municipaux, je m'inquiète pour la santé de la vie démocratique au Québec. Plusieurs élus semblent favoriser davantage les amis du régime au détriment du bien commun. Nous assistons à un détournement de fonds publics dans l'octroi de généreux contrats à des entrepreneurs qui financent certains partis politiques. Plusieurs élus semblent favoriser davantage les amis du régime au détriment du bien commun, cela s'appelle de la prévarication. Par le fait même, la présence de la mafia dans le secteur de la construction est très préoccupante, car des liens forts existent entre ce secteur et le monde politique. Je vous demande par conséquent de considérer une commission d'enquête publique sur la neutralité du secteur public dans l'octroi de contrats au niveau provincial et municipal et les liens entre le crime organisé et le milieu politique.
Salutations cordiales,
Sébastien Chartrand